Titre de série : |
Le carnet psy, n° 178 |
Titre : |
La douleur d'exister |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Vincent ESTELLON, Auteur |
Année de publication : |
2014 |
Importance : |
24-28 |
Note générale : |
« Jules s’inscrit dans un fonctionnement qui rappelle ces patients difficiles à soigner, aliénés à la scène extérieure, généralement plus tournés vers l’agir que vers l’intériorisation, présentant des défenses particulières ne relevant pas exclusivement de la névrose, de la psychose franche ni de la perversion. Dans ce type de configuration clinique où prévaut une extrême hétérogénéité des fonctionnements psychiques, le thérapeute se trouve souvent, dès les premiers entretiens, confronté à une demande massive, exprimant l’impuissance du patient à vivre ou à être : « je suis vivant mais je n’existe pas », « quand je parle, j’ai l’impression que je fais du play-back », « j’ai l’impression de vivre à contre vie », « je suis toujours vivant mais je fais semblant d’être vivant, car au fond, c’est le vide », « je me sens mal, j’ai mal, voilà ». « Que voulez vous que je vous dise de plus ? » La précarité de la représentation de soi est d’autant plus forte que la fonction d’individuation est fragilisée. Si les frontières de son identité sont poreuses, l’état limite - tel un « écorché vif » - en vient à se construire des murs défensifs. » |
Langues : |
Français (fre) |
Le carnet psy, n° 178. La douleur d'exister [texte imprimé] / Vincent ESTELLON, Auteur . - 2014 . - 24-28. « Jules s’inscrit dans un fonctionnement qui rappelle ces patients difficiles à soigner, aliénés à la scène extérieure, généralement plus tournés vers l’agir que vers l’intériorisation, présentant des défenses particulières ne relevant pas exclusivement de la névrose, de la psychose franche ni de la perversion. Dans ce type de configuration clinique où prévaut une extrême hétérogénéité des fonctionnements psychiques, le thérapeute se trouve souvent, dès les premiers entretiens, confronté à une demande massive, exprimant l’impuissance du patient à vivre ou à être : « je suis vivant mais je n’existe pas », « quand je parle, j’ai l’impression que je fais du play-back », « j’ai l’impression de vivre à contre vie », « je suis toujours vivant mais je fais semblant d’être vivant, car au fond, c’est le vide », « je me sens mal, j’ai mal, voilà ». « Que voulez vous que je vous dise de plus ? » La précarité de la représentation de soi est d’autant plus forte que la fonction d’individuation est fragilisée. Si les frontières de son identité sont poreuses, l’état limite - tel un « écorché vif » - en vient à se construire des murs défensifs. » Langues : Français ( fre) |